
La Sainteté de Dieu
Nombreux sont ceux qui, lorsqu’ils parlent de la sainteté de Dieu, pensent exclusivement à sa pureté morale. Cette conception est assurément incomplète, car elle n’exprime pas la plénitude de la sainteté divine. En effet, la sainteté de Dieu ne se limite pas à sa pureté morale, mais englobe également son altérité et sa transcendance. Dieu est l’Être transcendant, intrinsèquement et infiniment pur, parfait dans toutes ses voies et œuvres, indépendant et distinct de tout ce qu’Il a créé.
L’altérité de l’Éternel notre Dieu, si souvent ignorée, signifie qu’Il est mis à part de la création et appartient à une catégorie qui Lui est propre; Il est distinct de toutes choses par son essence, son caractère et ses œuvres. Sa transcendance renvoie au fait qu’Il est infiniment élevé au-dessus et au-delà de tout l’univers, tandis que sa pureté morale signifie qu’Il est exempt de péché et de corruption; aucune obscurité ne réside en Lui. Par nature, l’Eternel ne commet pas le mal et ne le tolère pas; ses voies sont irréprochables, car Il est intrinsèquement saint, infiniment pur. Le jour où l’Eternel a délivré David de la main de tous ses ennemis et de Saül, David a témoigné de la sainteté de Dieu en disant dans un cantique: “Les voies de Dieu sont parfaites, la parole de l’Eternel est pure; Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en Lui. Qui est Dieu en dehors de l’Eternel, et qui est un rocher, sinon notre Dieu?” (Psaumes 18:31-32).
En tant que Dieu saint, l’Eternel s’oppose fermement au mal et le punit. “[Ses] yeux sont trop purs pour voir le mal, et [Il ne peut] pas regarder l’iniquité”(Habacuc 1:13); ses voies, actes et jugements sont en accord avec sa nature sainte.
La Bible regorge de témoignages de la sainteté de Dieu. Dans Ésaïe 55:8-9, l’Eternel Lui-même affirme la pureté et la transcendance de ses voies et de ses pensées, par opposition à celles de l’homme qui sont totalement corrompues et destructrices: “Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées.” Lorsque l’Eternel a fauché le Pharaon d’Egypte et son armée dans la mer Rouge et les a détruits, Moïse et les enfants d’Israël ont témoigné de la sainteté redoutable de Dieu, disant dans Exode 15:11, “Qui est comme Toi parmi les dieux, ô Eternel? Qui est comme Toi magnifique en sainteté, digne de louanges, opérant des prodiges?”
Au plus fort de sa détresse, qui le poussa d’abord à se plaindre amèrement, le psalmiste résolut de se souvenir des merveilles réalisées par le Seigneur dans le passé; il résolut de méditer sur les puissants actes accomplis par Dieu lors de l’Exode pour le bien d’Israël. Ce changement de perspective, passant de la douleur de son affliction actuelle à la multitude d’actes de délivrance réalisés dans le passé par l’Eternel, transforma l’attitude du psalmiste. Car il fut profondément captivé par la sainteté absolue de l’Eternel lorsqu’il médita sur son caractère et ses œuvres. Cela raviva manifestement sa confiance en Dieu et le conduisit à confesser humblement dans les Psaumes 77:14-15, “O Dieu! tes voies sont saintes; quel dieu est grand comme Dieu? Tu es le Dieu qui fait des prodiges; Tu as manifesté parmi les peuples ta puissance.”
Tous ces témoignages soulignent la pureté morale de Dieu, son altérité et sa transcendance. Nul n’est semblable à Dieu, l’Eternel: Il est infiniment, éternellement et immuablement transcendant. Il existe en dehors du temps et de l’espace, est exalté au-dessus de toutes choses, “dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités” (Colossiens 1:16). Il a établi les principes fondamentaux qui les régissent tous, sans être Lui-même soumis à aucun de ces principes; car Il n’est pas du tout lié. L’Eternel est Dieu, et il n’y en a point d’autre que Lui (Deutéronome 4.35). Il est avant toutes choses, et “Il tient dans sa main l’âme de tout ce qui vit, le souffle de toute chair d’homme”(Job 12:10). L’Eternel Lui-même déclare dans Ésaïe 45.5, “Je suis l’Eternel, et il n’y en a point d’autre, à part Moi il n’y a point de Dieu.”
L’Éternel seul est Dieu, le Créateur trois fois saint, éternel, existant par Lui-même, autosuffisant et indépendant. Il est Celui qui, à partir de rien, “a fait le monde et tout ce qui s’y trouve [.Il] est le Seigneur du ciel et de la terre, et Il n’habite pas dans des temples faits par la main de l’homme. Il n’est pas servi par des mains humaines, comme s’Il avait besoin de quoi que ce soit, Lui qui donne à tous la vie, le souffle et toute chose”(Actes 17:24-25).
L’Eternel est majestueux dans sa gloire, distinct de toute la création. C’est pourquoi Il ne doit être identifié à aucune créature, car Il est Autre. Lors de l’Exode, le Seigneur Lui-même a affirmé son altérité, disant à Moïse: “Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël: Vous avez vu que Je vous ai parlé depuis les cieux. Vous ne ferez point des dieux d’argent et des dieux d’or, pour Me les associer; vous ne vous en ferez point” (Exode 20:22-23). Car l’Eternel, le Dieu invisible et trois fois saint, est différent de tout ce qui existe dans l’univers, et il ne faut donc pas tenter de Le représenter à l’image d’une créature. L’Eternel est Autre, infiniment transcendant et infiniment pur; rien dans toute la création ne Lui est comparable. Les hommes ne doivent pas non plus se faire un autre objet de culte que l’Eternel. Nous ne devons adorer quoi que ce soit qui soit le fruit de l’art et de l’imagination humaine, mais le Seigneur notre Dieu; car Il est exalté au-dessus de tout ce qu’Il a créé, distinct et transcendant. Sa grandeur doit être honorée de tous, car Il est le Dieu de tous et il n’y en a pas d’autre que Lui. Il a le droit exclusif au culte, la gloire, l’honneur, les louanges et les actions de grâce (Apocalypse 4:11).
La sainteté de l’Eternel est l’essence même de son être, le cœur de sa nature divine et de son caractère. Cela révèle qui Dieu est dans son être – une réalité que le Seigneur Lui-même affirme emphatiquement par la bouche de son prophète dans Ésaïe 57:15 – “En effet, voici ce que dit le Très-Haut, Celui dont l’habitation est éternelle et le nom Saint: J’habite dans les hauteurs et la sainteté, mais Je suis aussi avec l’homme brisé et abattu afin de redonner vie à l’esprit abattu, afin de redonner vie au cœur brisé.” 1 Samuel 2:2 dit: “Nul n’est saint comme l’Eternel; il n’y a point d’autre Dieu que Toi; il n’y a point de rocher comme notre Dieu.” “Son nom est saint” (Luc 1:49).
La sainteté de Dieu est exprimée au superlatif dans la Sainte Écriture par la triple répétition du mot “saint” par les séraphins dans la vision du prophète Ésaïe et par les quatre créatures vivantes dans celle de l’Apôtre Jean. Ésaïe “vit le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de Lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire” (Ésaïe 6:1-3)! Dans cette vision, outre la triple répétition du mot “saint”, les séraphins communiquent aussi la sainteté de l’Eternel d’une manière encore très remarquable: ils adoptent une posture de crainte et de révérence, se couvrant les pieds et le visage devant le Dieu saint. Ainsi, non seulement ils proclament de leur bouche que Dieu est trois fois saint, mais ils agissent en conséquence en adoptant une posture convenable devant la gloire inapprochable de Dieu.
Dans la vision de Jean, “Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au-dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient”(Apocalypse 4:8)!
La répétition du mot “saint” par les anges de Dieu dans ces versets est intentionnellement emphatique. Cela souligne la sainteté suprême de Dieu par rapport à celle qu’Il communique aux autres êtres; cela exprime l’infinité, l’absoluité et l’unicité de la sainteté de Dieu.
Dans les sections suivantes, j’explique les caractéristiques de la sainteté de Dieu, son rôle central dans la relation Dieu-créature, la manière dont Dieu manifeste sa sainteté dans le monde et comment nous devons vivre devant Lui.
La sainteté de Dieu est unique, inhérente à sa nature et totalement distincte de la sainteté qu’Il communique à ses créatures. Celles-ci ne sont dotées (par Dieu) que de pureté morale – le seul aspect communicable de la sainteté divine. La sainteté est l’essence même de l’être de Dieu. Aucune créature sainte ne partage la sainteté du Seigneur Dieu dans sa plénitude, et nous ne pouvons en saisir toute la portée précisément en raison de sa complexité. Les anges non déchus sont saints, mais en raison de leur condition de créatures, ils ne sont pas semblables à l’Eternel (voir 1 Samuel 2:2). Et puis, ils tiennent leur sainteté de l’Eternel, le Créateur. Bien qu’ils soient moralement purs, ils ne sont ni au-dessus ni au-delà du monde créé, et ne sont pas dans une catégorie à part. Plutôt, ils font partie intégrante de la création. De plus, ce sont des créatures finies, entièrement dépendantes du Dieu Créateur qui seul maintient toutes choses ensemble et de qui elles sont issues.
Dans le jour à venir, le Seigneur Christ délivrera les corps de ses saints de toute souillure; Il nous dépouillera de notre corps de poussière avec sa corruption et sa décrépitude, et nous revêtira de sa propre gloire (voir 2 Corinthiens 5:1-5). Ayant été rendus participants de la nature divine par le Saint-Esprit, nous qui sommes en Christ serons glorifiés par Lui et ainsi pleinement restaurés dans un état de sainteté. Néanmoins, la sainteté qui nous sera conférée restera à jamais distincte de la sainteté intrinsèque du Christ. À l’instar des anges, du fait de notre condition de créatures, nous ne constituerons jamais une catégorie à part, ni ne deviendrons des êtres indépendants et infinis. Bien que nous allons refléter le caractère saint de notre Dieu pour l’éternité, nous ne serons pas placés dans la catégorie du Divin; nous ne serons pas dotés de la sainteté de notre Dieu dans sa plénitude.
Le caractère distinctif et suprême de la sainteté de Dieu est vigoureusement affirmé dans la Sainte Écriture par la triple répétition du mot “saint”. Une telle répétition n’est point employée lorsqu’il est question des anges de Dieu et de ses saints. Car leur sainteté est limitée. Bien que ceux-ci soient dotés d’une pureté morale, la plénitude de la sainteté divine ne peut leur être appliquée. La sainteté intrinsèque de l’Eternel est infinie, absolue, transcendante et inégalable. Les séraphins qui servent dans la présence immédiate de l’Eternel reconnaissent que sa sainteté surpasse la leur et adoptent donc une posture humble et révérencielle devant sa gloire sans pareille: ils se couvrent le visage d’une paire d’ailes, les pieds d’une autre – en reconnaissance de leur condition de créatures – et s’envolent avec la dernière paire pour accomplir la volonté de Dieu (voir Ésaïe 6:2).
La sainteté dont le Seigneur dote ses anges et peuple élus n’est donc pas identique en tous points à sa sainteté intrinsèque. Car, outre sa perfection morale, le Seigneur est entièrement Autre, distinct, transcendant et indépendant. Sa sainteté est absolue, infinie et suprême. De plus, la sainteté de Dieu est exceptionnellement dévorante(A), redoutable(B), purificatrice(C) et pénétrante(D).
A- La sainteté de Dieu est dévorante.
Ceci est clairement démontré par l’apparition du feu qui accompagne souvent la présence de Dieu. Le “feu” est un symbole fréquemment utilisé dans la Sainte Écriture pour évoquer la manifestation visible de Dieu (en particulier pour souligner sa sainteté absolue), sa colère dévorante et son jugement terrifiant contre le péché et les méchants.
La Sainte Écriture regorge de témoignages de saints qui ont entrevu la sainteté absolue de l’Eternel lorsqu’Il s’est visiblement révélé à eux. Par exemple, lors de sa vision initiale près du canal de Kebar, au pays des Chaldéens, le prophète Ézéchiel vit le Seigneur lorsque les cieux s’ouvrirent et il rendit ce témoignage: “Alors que je regardais, un vent impétueux est arrivé du nord, ainsi qu’une grande nuée et une gerbe de feu. Tout autour, une lumière rayonnait. Au centre, il y avait comme un éclat étincelant qui sortait du milieu du feu. Au centre encore, quelque chose ressemblait à quatre êtres vivants […] Au-dessus de la tête des êtres vivants, la voûte céleste ressemblait à l’éclat d’un cristal. C’était impressionnant. Voilà l’étendue qu’il y avait au-dessus de leurs têtes. […] Au-dessus de la voûte céleste qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de similaire à une pierre de saphir, qui ressemblait à un trône, et sur cette forme de trône apparaissait quelqu’un dont l’aspect ressemblait à celui d’un homme, tout en haut. J’ai vu comme un éclat étincelant, comme du feu, qui L’enveloppait tout autour. Depuis ce qui semblait être ses hanches jusqu’en haut et depuis ce qui semblait être ses hanches jusqu’en bas, j’ai vu quelque chose de similaire à du feu, une lumière qui rayonnait tout autour. Cette lumière qui rayonnait tout autour de Lui avait le même aspect que l’arc-en-ciel dans les nuages un jour de pluie: c’était un reflet de la gloire de l’Eternel. A cette vue, je suis tombé le visage contre terre, puis j’ai entendu quelqu’un me parler” (Ézéchiel 1:4-5, 22, 26-28).
De même, Daniel souligne la sainteté absolue de l’Eternel lorsqu’il explique sa vision des quatre êtres vivants: “Pendant que je regardais, on a placé des trônes et l’Ancien des jours s’est assis. Son vêtement était aussi blanc que la neige et les cheveux de sa tête pareils à de la laine pure. Son trône était de flammes et ses roues étaient un feu dévorant. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant Lui. Des dizaines de milliers Le servaient et des centaines de millions se tenaient debout devant Lui. Les juges se sont assis et des livres ont été ouverts”(Daniel 7:9-10).
Au Sinaï, lorsque Moïse monta sur la montagne pour rencontrer l’Éternel, “la nuée couvrit la montagne. La gloire de l’Eternel reposa sur le mont Sinaï, et la nuée le couvrit pendant six jours. Le septième jour, l’Eternel appela Moïse du milieu de la nuée. L’aspect de la gloire de l’Eternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël” (Exode 24:15-17).
Au temps d’Abram (rebaptisé Abraham par le Seigneur), lorsque le Seigneur voulut sceller son alliance avec lui, Il promit solennellement par serment divin d’accomplir toutes ses promesses faites à Abram, disant: “Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. Abram prit tous ces animaux, les coupa par le milieu, et mit chaque morceau l’un vis-à-vis de l’autre; mais il ne partagea point les oiseaux” (Genèse 15:9-10). Et “Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde, et un four fumant et des flammes passèrent entre les animaux partagés”(Genèse 15:17). Le brasier fumant et les flambeaux représentaient la sainte présence de l’Eternel, et leur passage entre les morceaux signifiait que Dieu avait juré sur sa propre vie de tenir ses promesses à Abram.
Des siècles après que Dieu eût affirmé son alliance avec Abraham, lorsque le peuple d’Israël, descendants d’Abraham, furent profondément affligés à cause de leur asservissement par l’Égypte, leurs cris de détresse montèrent vers Dieu. Puis, Il déchira les cieux et descendit pour les secourir, et Moïse, qui gardait le troupeau de son beau-père au pays de Madian, “mena le troupeau derrière le désert, et vint à la montagne de Dieu, à Horeb. L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson” (Exode 3:1-2). C’est alors que l’Éternel révéla à Moïse sa sainteté absolue et lui ordonna d’ôter ses sandales avant d’entrer dans sa présence.
Puis, après la délivrance d’Israël d’Égypte, avant que l’Éternel ne leur donne la Loi au Sinaï, Il appela Moïse au sommet de la montagne et lui dit: “Descends avertir le peuple de ne pas se précipiter vers l’Eternel pour regarder, car un grand nombre parmi eux mourraient. Que les prêtres qui s’approchent de l’Eternel se consacrent aussi, de peur que l’Eternel ne les frappe de mort”(Exode 19:21-22).
En tant que Dieu Saint, l’Eternel est digne “de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance; car [Il a] créé toutes choses, et c’est par [sa] volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées” (Apocalypse 4:11). Il se déchaîne contre tous ceux qui n’ont aucune crainte révérencielle face à sa beauté transcendante; “Il a bandé son arc et l’ajusté” pour frapper ceux qui ne révèrent pas sa sainteté (Psaumes 7:13).
La sainteté de l’Eternel dévore comme le feu. Durant les jours qui ont suivi la mort du roi Saül, l’Eternel a sérieusement affligé les Philistins et leur dieu Dagon, car ils n’avaient pas honoré sa sainteté. “Les Philistins prirent l’arche de Dieu et la transportèrent d’Eben-Ezer à Asdod. Après s’être emparés de l’arche de Dieu, les Philistins la firent entrer dans le temple de Dagon et la placèrent à côté de Dagon. Le lendemain, les Asdodiens se levèrent de bon matin et trouvèrent Dagon étendu le visage contre terre devant l’arche de l’Eternel. Ils prirent Dagon et le remirent à sa place. Le surlendemain, ils se levèrent de bon matin et trouvèrent de nouveau Dagon étendu le visage contre terre devant l’arche de l’Eternel. La tête de Dagon et ses deux mains étaient abattues sur le seuil, et il ne lui restait que le tronc” (1 Samuel 5:1-4).
“La main de l’Eternel pesa plus lourdement encore sur les Asdodiens et Il fit des ravages parmi eux. Il les frappa de tumeurs à Asdod et dans le territoire qui en dépend. Quand ils virent cela, les habitants d’Asdod dirent: “L’arche du Dieu d’Israël ne restera pas chez nous, car Il fait peser lourdement sa main sur nous et sur Dagon, notre dieu.” Ils firent venir tous les princes des Philistins, les rassemblèrent chez eux et demandèrent: “Que pouvons-nous faire de l’arche du Dieu d’Israël?” Les princes répondirent: “Qu’on la transporte à Gath.” Et l’on transporta là-bas l’arche du Dieu d’Israël. Mais une fois qu’on l’y eut transportée, la main de l’Eternel fut contre la ville et il y eut une très grande terreur. Il frappa les habitants de la ville, depuis le petit jusqu’au grand, et ils eurent une éruption de tumeurs. Alors ils envoyèrent l’arche de Dieu à Ekron. Lorsque l’arche de Dieu entra dans Ekron, les Ekroniens poussèrent des cris en disant: “On a transporté l’arche du Dieu d’Israël chez nous pour nous faire mourir, nous et notre peuple!” Ils firent venir tous les princes des Philistins, les rassemblèrent et dirent: “Renvoyez l’arche du Dieu d’Israël! Qu’elle retourne chez elle et qu’elle ne nous fasse pas mourir, nous et notre peuple.” En effet, dans toute la ville régnait une terreur mortelle; la main de Dieu y pesait très lourdement. Ceux qui ne mouraient pas étaient frappés de tumeurs et les cris de la ville montaient jusqu’au ciel”(1 Samuel 5:6-12).
Puis, lorsque l’arche de l’Éternel fut ramenée en Israël par les Philistins, “l’Eternel frappa des hommes de Beth-Shemesh, car ils regardèrent dans l’arche de l’Eternel; et Il frappa du peuple soixante-dix hommes; et le peuple mena deuil, parce que l’Eternel avait frappé le peuple d’un grand coup. Les gens de Beth-Schémesch dirent: Qui peut subsister en présence de l’Eternel, de ce Dieu saint? Et vers qui l’arche doit-elle monter, en s’éloignant de nous?” (1 Samuel 6:19-20).
Plus tard, après cet événement, lorsque David voulut transporter l’arche de l’Éternel à Jérusalem, il rassembla trente mille hommes d’élite d’Israël. Puis il partit de Baalé-Juda, avec tous ceux qui l’accompagnaient, pour faire monter l’arche de l’Éternel de là. Mais au lieu de transporter l’arche par les barres qui étaient insérées dans les anneaux sur les côtés de l’arche, comme le Seigneur l’avait ordonné à Israël dans le désert (voir Exode 25:14), ils la transportèrent sur un nouveau chariot conduit par Uzza et Achio, les fils d’Abinadab.“Lorsqu’ils furent arrivés à l’aire de battage de Nacon, Uzza tendit la main vers l’arche de Dieu et la retint, parce que les boeufs la faisaient pencher. La colère de l’Eternel s’enflamma contre lui et Dieu le frappa sur place à cause de sa faute. Uzza mourut là, près de l’arche de Dieu” (2 Samuel 6:6-7).
Daniel 5 relate la mort de Balthazar, roi de Babylone, qui avait dédaigné la sainteté de l’Éternel en offrant à boire à ses seigneurs, femmes et concubines dans les vases sacrés que Nabuchodonosor avait emportés du temple de l’Éternel à Jérusalem.
Tous ces récits témoignent que la destruction attend toute personne qui ne révère pas la sainteté de l’Éternel. Car celle-ci consume comme le feu, et aucune créature ne doit la traiter avec légèreté. L’Éternel Lui-même a averti Moïse dans le désert de sa sainteté absolue lorsque Moïse Lui a demandé de lui montrer sa gloire. Il dit à Moïse: “Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et Je proclamerai devant toi le nom de l’Eternel; Je fais grâce à qui Je fais grâce, et miséricorde à qui Je fais miséricorde. L’Eternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut Me voir et vivre. L’Eternel dit: Voici un lieu près de Moi; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, Je te mettrai dans un creux du rocher, et Je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que J’aie passé. Et lorsque Je retournerai ma main, tu Me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue” (Exode 33:19-23).
La nature pécheresse de l’homme est en désharmonie avec la sainteté de Dieu. C’est pourquoi l’homme ne peut voir le visage de Dieu sans encourir une mort subite. Aussi, afin que sa sainteté ne consume pas Moïse, l’Eternel le plaça dans une crevasse et le couvrit de sa main jusqu’à ce qu’Il soit passé, ne laissant Moïse voir que son dos.
Outre son caractère absolu, la sainteté de Dieu est aussi extrêmement redoutable.
B- La sainteté de Dieu inspire la crainte.
La sainteté absolue et infinie de l’Eternel est extrêmement formidable. Autrement dit, elle inspire la crainte et le tremblement. Rien dans l’univers ne demeure inébranlable en présence de Dieu, le Saint – les objets inanimés tout comme les créatures vivantes, les êtres terrestres et célestes, visibles et invisibles, tous tremblent en présence de Dieu. Car sa sainteté inspire la crainte dans tout ce qu’Il a créé. Les anges saints n’osent pas regarder l’Eternel directement, mais se couvrent les yeux de leurs ailes, de peur d’être pulvérisés par sa sainteté infinie. Ils sont remplis de crainte révérencielle et d’une grande dévotion pour l’Eternel.
Les esprits démoniaques, qui sont des anges déchus, redoutent profondément l’Eternel, le Saint. La Sainte Écriture témoigne de la terreur immense qui les saisit en présence de l’Eternel ou lors de la manifestation de son autorité divine et de sa puissance. Par exemple, durant son ministère sur terre, lorsque le Seigneur Jésus-Christ se rendit “dans le pays des Gadaréniens, deux démoniaques, sortant des sépulcres, vinrent au-devant de Lui. Ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là. Et voici, ils s’écrièrent: Qu’y a-t-il entre nous et Toi, Fils de Dieu? Es-Tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps?”(Matthieu 8:28-29).
Avant que le Seigneur ne se rende chez les Gadaréniens, les esprits démoniaques qui possédaient ces deux hommes étaient la plus grande source de terreur pour les habitants de la région; ils se servaient d’eux pour entraver la liberté des habitants. Car “ils étaient si furieux que personne n’osait passer par là”(Matthieu 8:28); personne ne pouvait les arrêter dans leur entreprise diabolique. De plus, ils rendaient la vie des deux hommes misérable (voir Marc 5:3-5). Mais lorsque le Fils saint de Dieu apparut, les démons furent pris d’effroi. Ayant passé leur temps à semer la terreur parmi les hommes, ils furent eux-mêmes terrifiés à la vue de Dieu, le Saint. Marc 5:10 nous dit qu’ils Le supplièrent “avec insistance de ne pas les envoyer hors du pays.” Ce qu’ils savaient du Christ leur fit craindre le bannissement du monde matériel. Car ils savaient que leur méchanceté Le remplissait d’aversion et qu’Il avait le pouvoir et l’autorité de les précipiter dans l’abîme, où ils resteraient enchaînés et confinés jusqu’au jour de leur jugement dernier et de leur emprisonnement éternel dans le feu de l’enfer.
La présence du Dieu saint est si redoutable que le prophète Ésaïe parle du tremblement qui saisit même les dieux païens à sa vue. Dans sa prophétie contre l’Égypte, il écrit: “L’Eternel monte un nuage rapide, Il vient en Egypte; les faux dieux de l’Egypte tremblent devant Lui et les Egyptiens perdent courage” (Ésaïe 19:1). Dans cette prophétie, Ésaïe personnifie les idoles inanimées d’Égypte et les décrit comme “tremblant devant l’Eternel”. Il utilise cette imagerie pour souligner leur impuissance – par opposition à la grandeur et à la puissance écrasante de l’Eternel – et la terreur qui s’emparerait des Égyptiens lorsque l’impuissance de leurs idoles serait prouvée.
Aucune créature au ciel, sur la terre et sous la terre ne demeure sans crainte devant l’Éternel, le Saint. Sa sainteté absolue et transcendante inspire une crainte indicible (inexprimable) aux enfants des hommes. Chaque fois qu’ils se trouvent en présence de Dieu, ils sont soudainement saisis par un sentiment accablant de leur condition de créatures et de leur nature pécheresse – un sentiment qui les remplit de crainte. Par exemple, quand le Seigneur apparut à Moïse dans le buisson ardent, lorsqu’il réalisa qu’il était en présence du Dieu Saint, “Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu” (Exode 3:6).
Puis, après la délivrance d’Israël d’Égypte, le Seigneur descendit sur le mont Sinaï dans une nuée épaisse, sous les yeux de tout le peuple d’Israël. “Et tout le peuple aperçut les tonnerres, et les flammes, et le son de la trompette, et la montagne fumante; et le peuple vit cela, et ils tremblèrent et se tinrent loin, et dirent à Moïse: Toi, parle avec nous, et nous écouterons; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions”(Exode 20:18-19). Les fils d’Israël tremblèrent terriblement en présence du Très-Haut; ils avaient peur de mourir. Les phénomènes surnaturels (le tonnerre, les éclairs, le son de la trompette et la fumée) qui accompagnaient l’apparition de l’Eternel et le grondement de sa voix du haut de la montagne les emplissaient d’une grande frayeur. L’auteur de l’épître aux Hébreux écrit: “Le spectacle était si terrifiant que Moïse a dit: Je suis épouvanté et tremblant de peur”(Hébreux 12:21)!
Le même tremblement saisit Manoah, père de Samson, lorsque l’Ange de l’Eternel lui apparut, ainsi qu’à sa femme qui était stérile. Avant cette visite, l’Ange de l’Eternel était apparu à la femme et lui avait annoncé qu’elle concevrait et enfanterait un fils, que cet enfant serait consacré à Dieu dès sa naissance et que, par lui, le Seigneur sauverait Israël de la main des Philistins. Mais lorsque la femme raconta tout cela à son mari Manoah, “Manoah pria instamment l’Eternel, et dit: Hélas, Seigneur! que l’homme de Dieu que Tu as envoyé, vienne encore, je Te prie, vers nous, et qu’il nous enseigne ce que nous devons faire à l’enfant, quand il sera né. Et Dieu exauça la prière de Manoah. Ainsi l’Ange de Dieu vint encore à la femme comme elle était assise dans un champ” (Juges 13:8-9). Elle courut donc rapidement appeler son mari, et celui-ci la suivit pour rencontrer l’Ange de l’Eternel. Manoah dit alors à l’Ange de l’Eternel, après qu’Il eût fini de leur donner les instructions dont ils avaient besoin,“Laisse-nous Te retenir, et T’apprêter un chevreau. Et l’Ange de l’Eternel dit à Manoah: Si tu Me retiens, Je ne mangerai pas de ton pain; et si tu fais un holocauste, tu l’offriras à l’Eternel. Car Manoah ne savait pas que ce fut l’Ange de l’Eternel” (Juges 13:15-16).
“Alors Manoah prit un chevreau et l’offrande de céréales qui doit accompagner l’holocauste et il les offrit à l’Eternel sur le rocher. Pendant que Manoah et sa femme regardaient, il se produisit une chose merveilleuse: lorsque la flamme monta de l’autel vers le ciel, l’Ange de l’Eternel s’éleva au milieu de la flamme sous leurs yeux. Alors ils se jetèrent la face contre terre. L’Ange de l’Eternel n’apparut plus à Manoah et à sa femme. Manoah comprit que c’était l’Ange de l’Eternel qui leur était apparu, et il dit à sa femme: Nous allons sûrement mourir, car nous avons vu Dieu” (Juges 13:19-22).
Manoah et sa femme ignoraient l’identité de l’Ange de l’Éternel jusqu’à ce qu’ils Le voient monter dans la flamme de l’autel, et à cet instant précis, “ils se jetèrent la face contre terre”. Alors Manoah, réalisant que son hôte n’était autre que le Seigneur Dieu Lui-même (et non un homme de Dieu), fut saisi d’une peur intense, persuadé que lui et sa femme allaient mourir pour avoir vu Dieu.
Il est typique pour nous, les humains, d’être remplis d’effroi à la vue du Dieu trois fois saint, en raison de notre condition de créatures et de notre nature pécheresse. L’année où Ozias, le roi de Juda est mort, lorsque le prophète Ésaïe vit l’Eternel, il fut saisi d’effroi et s’écria: “Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées” (Ésaïe 6:5).
Ésaïe vit le Roi, le Saint, “assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple”(Ésaïe 6:1). Il vit aussi les séraphins dans leur posture humble et révérencielle, débout au-dessus du Roi (Ésaïe 6:2), et les entendit proclamer sa sainteté à un degré superlatif(Ésaïe 6:3) – ce qui fit que la salle du trône céleste se remplit de fumée et que les fondements des seuils tremblèrent (Ésaïe 6:4) – et il se maudit lui-même (Ésaïe 6:5). La vision de la sainteté de Dieu le remplit d’un sentiment accablant de sa propre indignité et de nature pécheresse, et une terreur immense s’empara de tout son être.
De même, lorsque le Seigneur apparut à Job et lui répondit du milieu de la tempête, après que Job eût porté des accusations contre Lui (voir Job 30:19-23), Job fut saisi d’une crainte révérencielle. Alors, il confessa à l’Eternel: “Je reconnais que Tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées. Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins? – Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. Écoute-moi, et je parlerai; je T’interrogerai, et Tu m’instruiras. – Mon oreille avait entendu parler de Toi; mais maintenant mon oeil T’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre” (Job 42:1-6).
Avant l’apparition de Dieu à Job, ce dernier n’avait fait qu’entendre parler de Lui. Bien qu’il craignait Dieu, sa conscience n’avait pas pleinement saisi sa grandeur. Aussi, lorsqu’il vit le Seigneur de ses propres yeux et entendit de la bouche même du Seigneur le récit de ses œuvres merveilleuses, il fut accablé par le sentiment de sa propre corruption, de son indignité et de son ignorance. Alors, il se méprisa d’avoir proféré des accusations contre Dieu, d’avoir débité des paroles qu’il ne comprenait pas, et se repentit sur la poussière et la cendre.
Durant le ministère du Seigneur sur terre, un jour, alors que la foule se pressait autour de Lui pour entendre la Parole de Dieu, Il monta dans la barque de Simon Pierre. “Puis Il s’assit, et de la barque Il enseignait la foule. Lorsqu’Il eut cessé de parler, Il dit à Simon: “Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher. Simon Lui répondit: Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ta parole, je jetterai le filet. L’ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-Toi de moi, parce que je suis un homme pécheur” (Luc 5:3-8).
La réaction de Pierre avait certainement déconcerté plus d’une personne, du moins ceux qui ne pouvaient pas percevoir que Jésus était plus que ce que son apparence extérieure laissait paraître – qu’Il était Dieu dans la chair d’homme. Pierre et ses compagnons venaient de passer toute la nuit en mer sans rien prendre, mais, sur l’ordre du Christ, ils remplirent deux barques en un rien de temps, malgré leur proximité avec la côte. Pierre comprenait assurément la souveraineté de Dieu – un attribut que le Seigneur Christ manifesta à cette occasion, en exerçant son autorité sur les poissons de la mer. En tant que Seigneur, le Souverain de l’univers, le Christ donna l’ordre et les poissons Lui obéirent, se précipitant dans les filets que Pierre avait jetés. À la vue de cette pêche extraordinaire, Pierre réalisa qu’il était en présence de Dieu, le Saint et Souverain qui contrôle toutes choses. Soudain, il fut saisi d’un sentiment poignant de sa propre indignité et de sa nature pécheresse, ce qui le poussa à demander au Seigneur de s’éloigner de lui.
La sainteté de l’Eternel est si impressionnante qu’elle se ressent même chez les objets inanimés; ils tremblent sous son influence. Dans le désert du Sinaï, lorsque l’Éternel descendit sur la montagne pour donner la Loi à Israël, “la montagne de Sinaï était tout en fumée, parce que l’Éternel y était descendu au milieu du feu; cette fumée s’élevait comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait avec violence” (Exode 19:18).
Au temps de la prophétesse Débora, lorsque le Seigneur vainquit Jabin, roi de Canaan, et Sisera, son commandant, devant le peuple d’Israël, Débora témoigna de la puissance du Seigneur en soulignant son influence sur la nature. Elle chanta: “Les montagnes s’ébranlèrent devant l’Éternel, ce Sinaï devant l’Éternel, le Dieu d’Israël” (Juges 5:5). Un témoignage semblable fut rendu par le prophète Ésaïe lorsqu’après la destruction de Jérusalem et du Temple, il pria Dieu pour son peuple Israël, se souvenant de ses interventions passées en leur faveur. Il écrivit dans Ésaïe 64:2, “Lorsque Tu as fait des prodiges que nous n’attendions pas, Tu es descendu et les montagnes se sont effondrées devant Toi.”
Nahum témoigne également de l’influence accablante de Dieu sur la nature dans son oracle concernant Ninive. Il écrit dans Nahum 1:5, “Les montagnes s’ébranlent devant Lui, et les collines se fondent; la terre se soulève devant sa face, le monde et tous ses habitants.” Zacharie prédit la transformation topographique qui se produira en Israël lorsque le Seigneur reviendra au jour à venir pour combattre les nations et délivrer son peuple. Il écrit: “Ses pieds se poseront, ce jour-là, sur le mont des Oliviers qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté est. Le mont des Oliviers se fendra par le milieu, d’est en ouest, et une très grande vallée se formera. Une moitié de la montagne reculera vers le nord, et une moitié vers le sud”(Zacharie 14:4).
En substance, la sainteté de Dieu consume comme le feu et inspire une grande crainte, mais elle purifie aussi.
C- La sainteté de Dieu est purificatrice
À l’instar du feu du fondeur qui consume les impuretés des métaux et les purifie, la sainteté de l’Eternel consume les impuretés humaines et élimine toute souillure. C’est un feu purificateur qui nettoie le cœur et l’esprit de l’homme de toute souillure; cela consume les scories de l’iniquité afin de le restaurer à l’état de sainteté. Lorsque le prophète Ésaïe aperçut la gloire de l’Eternel dans la vision déjà mentionnée, il confessa à l’Eternel: “Je suis un homme aux lèvres impures” (Ésaïe 6:5). “Et l’un des séraphins vola vers [lui]; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes; et il en toucha [sa] bouche, et dit: Voici, ceci a touché tes lèvres; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché”(Ésaïe 6:6-7).
Le prophète Malachie, parlant de l’avènement du Seigneur Christ, écrit dans Malachie 3:3-4, “Et Il s’assiera comme celui qui affine et purifie l’argent; et Il purifiera les fils de Lévi, et les affinera comme l’or et comme l’argent, et ils apporteront à l’Eternel une offrande en justice. Alors l’offrande de Juda et de Jérusalem sera agréable à l’Eternel, comme aux jours anciens, et comme aux années d’autrefois.”
L’Eternel nous purifie non seulement intérieurement de nos souillures spirituelles, mais ôte aussi nos impuretés physiques. Cela fut visiblement démontré lors de son ministère sur terre, comme le rapportent les évangiles synoptiques, lorsque le Seigneur toucha le lépreux et le guérit sans se souiller Lui-même. Matthieu nous rapporte qu’après le Sermon sur la montagne, “Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule Le suivit. Alors un lépreux s’approcha, se prosterna devant Lui et dit: “Seigneur, si Tu le veux, Tu peux me rendre pur.” Jésus tendit la main, le toucha et dit: “Je le veux, sois pur.” Aussitôt il fut purifié de sa lèpre” (Matthieu 8:1-3). La sainteté du Seigneur Christ consuma littéralement la lèpre de cet homme et lui rendit la santé, mettant ainsi fin à son impureté rituelle.
Les évangiles synoptiques relatent également l’histoire d’une femme qui, pendant douze ans, souffrit de perte de sang. Mais lorsqu’elle toucha le vêtement du Seigneur, sa sainteté absolue la purifia. Selon le récit de Marc: “Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière, et toucha son vêtement. Car elle disait: Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. Au même instant la perte de sang s’arrêta, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal”(Marc 5:27-29). Ainsi, tout comme le lépreux, elle recouvra la santé et fut purifiée rituellement.
La sainteté du Seigneur purifie toutes choses; aucune forme d’impureté ne peut résister à son pouvoir. Selon la loi mosaïque, le contact avec un cadavre était la forme la plus grave d’impureté rituelle.“Si quelqu’un touche un cadavre, celui d’un être humain quel qu’il soit, il sera impur pendant 7 jours” (Nombres 19:11). Pourtant, même cette forme d’impureté ne pouvait affecter le Seigneur Christ. La Sainte Écriture rapporte de nombreuses occasions où Il avait touché les cadavres d’hommes, mais n’avait contracté aucune impureté, en raison de sa sainteté purificatrice.
À Naïn, le Seigneur Christ avait touché un cercueil contenant un cadavre, mais n’en avait pas contracté l’impureté. Lui et ses disciples s’étaient rendus dans cette ville, suivis d’une grande foule. “Et comme Il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et une grande troupe de la ville était avec elle. Et quand le Seigneur l’eut vue, Il fut touché de compassion envers elle; et Il lui dit: ne pleure point. Puis s’étant approché, Il toucha la bière; et ceux qui portaient [le corps] s’arrêtèrent, et Il dit: Jeune homme, Je te dis, lève-toi. Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère” (Luc 7:12-15). Le Seigneur prit aussi par la main la fille d’un chef de synagogue qui était morte, et elle ressuscita (voir Matthieu 9:18-25). Dans les deux cas, la sainteté purificatrice du Christ consuma la mort elle-même – laquelle rendait le corps impur – et ramena l’homme et la jeune fille à la vie.
La puissance purificatrice de la sainteté de notre Seigneur est véritablement formidable. Cela fut démontré au plus haut point à la croix, lorsqu’Il prit sur Lui les iniquités de tous ses élus; les péchés de tout son peuple, passés, présents et futurs, Lui furent transférés – Il devint notre bouc émissaire. Pourtant, malgré leur nombre incalculable, nos péchés ne sauraient surpasser la sainteté infinie et absolue de notre grand Dieu. Bien qu’Il les ait pris sur Lui, Il ne contracta aucune impureté; Il ne devint point pécheur. Au contraire, Il détruisit totalement le pouvoir du péché et nous libéra de sa pénalité, la mort. Pour notre péché, le sang sacré du Sauveur a été versé, et le péché n’a pas pu résister à sa puissance purificatrice, mais a été consumé.
Sur la croix, la sainteté du Seigneur Christ a triomphé du poids de nos impuretés. Il n’a pas été souillé par le péché, malgré que “[le Père L’ait] fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en Lui justice de Dieu”(2 Corinthiens 5:21). Au contraire, Il est resté saint et, par sa sainteté, Il a purifié ses élus de leurs péchés. Son saint sacrifice a apaisé la colère de Dieu; Il nous a délivrés de la pénalité du péché, de son pouvoir, et, dans le jour à venir, Il nous libérera de la présence même du péché.
Grâce à sa sainteté purificatrice, le Seigneur Christ a vaincu le péché et la mort dans la vie de son peuple. A la croix, sa sainteté transcendante, absolue et infinie a triomphé de toutes nos impuretés; Il a effacé tous nos péchés. Après avoir accompli la purification de nos péchés, Il est remonté dans la gloire, a pris place à la droite du Père et envoyé le Saint-Esprit pour purifier intérieurement chacun de nous, ses élus, afin que nous soyons conformes à son image. Par notre régénération, l’Esprit nous rend participants de la nature divine lors du salut. Car par nature, nous sommes des pécheurs impies, esclaves des ténèbres; nous ne marchons pas selon la volonté de Dieu, mais selon les passions et les désirs de la chair, haïssant Dieu et les choses de Dieu. Il n’y a pas de lumière en nous mais les ténèbres; nous sommes intrinsèquement moralement dépravés, des vases impurs, remplis de toutes sortes d’impuretés. À cause de la perversité de notre cœur, nous sommes ennemis de Dieu, privés d’espoir.
Mais par sa sainteté purificatrice, l’Esprit de l’Eternel purifie nos cœurs de tout entêtement et de toute hostilité envers Dieu et les choses de Dieu. Dès l’instant où Il prend demeure en nous – c'est-à-dire au moment de notre salut – Il nous remplit de la crainte de l’Eternel et commence à enlever les scories du mal de nos cœurs et de nos esprits. Par son œuvre purificatrice, Il nous transforme en vases purs, consacrés à l’Eternel. Ainsi, nous ne sommes plus ennemis, mais enfants de Dieu, héritiers de son royaume. Puis, tout au long de notre vie sur terre, l’Esprit nous sanctifie progressivement; Il purifie nos cœurs des scories de l’iniquité afin de nous conformer à l’image du Christ. Il nous transforme d’un degré de sainteté à un autre. À la fin, Il nous glorifiera et nous deviendrons ainsi parfaitement saints comme le Seigneur notre Dieu, pleinement conformes à son image – car Il nous purifiera complètement, corps et âme, nous délivrant ainsi du corps de mort (voir Romains 7:24-25).
La nature superlative de la sainteté de Dieu se manifeste non seulement dans sa puissance redoutable, dévorante et purificatrice, mais aussi dans sa capacité à pénétrer tout ce qu’elle touche.
D- La sainteté de Dieu est pénétrante
Aucune créature n’est dotée d’une sainteté pénétrante. Autrement dit, la sainteté des créatures n’est pas contagieuse; cela ne peut se transmettre ni imprégner ce qu’elle touche. En revanche, la sainteté du Seigneur peut imprégner toutes choses dans l’univers. Lorsque Dieu manifeste sa présence en un lieu, ce lieu devient saint parce qu’il est touché par le Dieu Saint. Par exemple, lorsque l’Éternel apparut à Moïse dans une flamme de feu au milieu d’un buisson à Horeb, cette portion de la terre devint sainte. Voyant que le buisson ardent ne se consumait pas, Moïse fut stupéfait et, abasourdi par ce spectacle étrange, il décida de s’approcher et d’enquêter. Mais “L’Eternel vit qu’il faisait un détour pour regarder. Dieu l’appela du milieu du buisson en disant: “Moïse! Moïse!” Il répondit: “Me voici!” Dieu dit: “Ne t’approche pas d’ici, retire tes sandales, car l’endroit où tu te tiens est une terre sainte” (Exode 3:4-5). De même, lorsque le Chef de l’armée de l’Éternel (le Fils de Dieu avant son incarnation) apparut à Josué près de Jéricho, Il ordonna Josué: “Enlève tes sandales de tes pieds, car l’endroit où tu te tiens est saint.” Josué se conforma à cet ordre” (Josué 5:15).
La nature pénétrante de la sainteté de Dieu fut également manifestée au Sinaï après la délivrance d’Israël d’Égypte. Car lorsque le Seigneur descendit sur le mont Sinaï pour parler au peuple d’Israël, la montagne devint sainte. Par conséquent, ni le peuple ni leurs animaux n’eurent le droit d’y poser pieds ni de la toucher. En effet, trois jours avant sa manifestation, l’Éternel donna cet ordre à Moïse: “Va vers le peuple; sanctifie-les aujourd’hui et demain, qu’ils lavent leurs vêtements. Qu’ils soient prêts pour le troisième jour; car le troisième jour l’Eternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur le mont Sinaï. Tu fixeras au peuple des limites tout autour, et tu diras: Gardez-vous de monter sur la montagne, ou d’en toucher le bord. Quiconque touchera la montagne sera puni de mort. On ne mettra pas la main sur lui, mais on le lapidera, ou on le percera de flèches: animal ou homme, il ne vivra point. Quand la trompette sonnera, ils s’avanceront près de la montagne” (Exode 19:10-13).
D’autres occasions où l’Eternel a fait montre de sa sainteté pénétrante incluent la manifestation de sa présence dans le sanctuaire. Lorsque Moïse et les Israélites eurent achevé la construction du tabernacle dans le désert et l’eurent dressé, la nuée de la gloire de Dieu descendit sur celui-ci et l’envahit entièrement. Exode 40:34-35 nous dit: “La nuée couvrit la tente de la rencontre et la gloire de l’Eternel remplit le tabernacle. Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente de la rencontre parce que la nuée restait dessus et que la gloire de l’Eternel remplissait le tabernacle.”
Ainsi, le tabernacle fut sanctifié par la gloire du Seigneur, et par conséquent, Moïse ne put y entrer. De même, au temps du roi Salomon, lorsque le peuple acheva la construction du temple et que les prêtres y installèrent tous les équipements, “Au moment où les prêtres sortirent du Lieu Saint, la nuée remplit la maison de l’Eternel. Les prêtres ne purent pas y reprendre leur service à cause de la nuée. La gloire de l’Eternel remplissait en effet la maison de l’Eternel”(1 Rois 8:10-11; voir aussi 2 Chroniques 5:14).
Ainsi, le temple, tout comme le tabernacle avant cela, devint sanctifié, car la gloire du Seigneur y avait établi sa présence. Cela était appelé la maison de l’Éternel, non pas pour signifier que l’Eternel pouvait être confiné dans une structure physique – car Il est Esprit et présent partout; et “Voici ce que dit l’Eternel: Le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison pourrez-vous Me construire et quel endroit pourra être mon lieu de repos? Tout cela, c’est ma main qui l’a fait, et tout a alors reçu l’existence, déclare l’Eternel” (Ésaïe 66:1-2). En réalité, l’Éternel a ordonné aux enfants d’Israël de construire un sanctuaire où ils pourraient Le rencontrer et L’adorer. C’est pourquoi on l’a appelé la tente de la rencontre (voir Exode 40:24, 26, 29-32).
Ayant ainsi désigné sa demeure au milieu de son peuple, une fois sa construction achevée, la gloire du Seigneur l’emplit et le lieu devint saint. Car la sainteté de l’Eternel est si pénétrante que lorsqu’Il établit sa présence en un lieu, Il le sanctifie.
La nature pénétrante de la sainteté du Seigneur sera de nouveau manifestée dans l’avenir, comme le Seigneur Lui-même le prédit par le prophète Ézéchiel dans sa vision du nouveau temple. La gloire de l’Eternel viendra de l’orient. Le bruit de sa venue sera comme le bruit des grandes eaux, et la terre resplendira de sa gloire. Il entrera dans le temple par la porte orientée à l’est (Ézéchiel 43:2, 4). De ce fait, cette porte – tout comme le temple lui-même – deviendra sainte. Pour cette raison, l’Eternel a donné cette instruction au prophète: “Cette entrée restera fermée. Elle ne s’ouvrira plus et plus personne n’y passera, car l’Eternel, le Dieu d’Israël, est entré par là. Elle restera fermée” (Ézéchiel 44:2).
L’ordre donné par le Seigneur de garder fermée la porte orientale du futur temple fait penser à celui qu’Il a donné à Moïse dans le désert du Sinaï, au moment où le Seigneur s’apprêtait à descendre sur le mont Sinaï sous les yeux de tout le peuple d’Israël (voir Exode 19:12). Ces deux injonctions soulignent que l’homme ne doit pas s’aventurer avec irrévérence là où le Seigneur a posé ses pieds, car Il est saint. De même que dans le désert, en l’honneur de la sainteté de Dieu, le peuple d’Israël n’eut pas le droit de toucher le mont Sinaï lorsque le Seigneur y descendit, nul ne sera autorisé à utiliser la porte orientale du futur temple, car la gloire du Seigneur y sera entrée pour établir sa présence dans le temple. Son passage par cette porte la sanctifiera. C’est pourquoi elle restera fermée à jamais – un signe tangible de l’altérité de l’Eternel, mais aussi un symbole de la permanence de sa présence parmi son peuple dans le jour à venir.
Les barrières érigées au pied du mont Sinaï tout comme la fermeture de la porte orientale du futur temple témoignent que la sainteté du Seigneur notre Dieu ne doit pas être prise à la légère et que l’accès à sa glorieuse présence ne peut être fait avec désinvolture ni considéré comme acquis. Cela indique également que nous ne pouvons nous approcher de l’Eternel selon nos propres conditions. Car il appartient exclusivement à l’Eternel de fixer les termes de sa relation avec le monde qu’Il a créé et ceux de notre relation les uns avec les autres.
A- De la moralité
Seule la sainteté de l’Eternel établit le fondement et définit les principes directeurs de toute relation entre le Dieu Créateur et sa création, ainsi que de toute relation entre les créatures. Aucun principe contraire à la sainteté de Dieu ne doit gouverner la vie de ceux qu’Il a créés pour sa gloire. Un tel principe constitue un affront à Dieu et mérite un châtiment divin. Aucun de nos actes, paroles ou pensées ne doit être en désharmonie avec la sainteté de Dieu. Proverbes 15:26 nous dit: “Les pensées mauvaises sont en horreur à l’Eternel.”
En tant que Dieu Saint, le Seigneur Lui-même est Celui qui détermine le cadre de notre existence; Il est la norme suprême pour évaluer toute la création, y compris la conduite de tous les êtres vivants, physiques et spirituels. La sainteté de l’Eternel est ce qui définit le but de notre existence en tant que créatures; cela régit les motifs de nos actes et comportements. Il est requis que nos pensées, paroles et actions soient en harmonie avec la sainteté inhérente de Dieu et son éthique, “Parce qu’il est écrit: “soyez saints, car Je suis saint” (1 Pierre 1:16).
Nous tirons notre existence de Dieu – “de qui viennent toutes choses et pour qui nous vivons”(1 Corinthiens 8:6). Autrement dit, nous ne sommes pas des êtres indépendants. Par conséquent, nous n’avons pas le droit de déterminer par nous-mêmes le but de notre existence ni la manière dont nous devons nous conduire. Le droit de définir le bien et le mal, ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, ne nous appartient pas, mais à Dieu notre Créateur; car nous ne nous sommes pas créés nous-mêmes, et nous n’existons pas pour nous-mêmes. L’Éternel nous a créés pour sa propre gloire, et “En effet, l’Eternel est notre Juge, l’Eternel est notre Législateur, l’Eternel est notre Roi”(Ésaïe 33:22).
L’Eternel est notre Souverain; Il définit ce qui est bien et ce qui est mauvais, ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, et punit ceux qui transgressent ses commandements. Nous sommes tous soumis au Seigneur et à sa Parole; nous n’avons pas le droit de transgresser ou d’altérer la Parole de Dieu pour satisfaire nos désirs ou faire plaisir à autrui, de peur d’être jugés par Dieu. C’est pourquoi le Seigneur nous commande par l’intermédiaire de Moïse: “Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous commande, et vous n’en retrancherez rien, afin de garder les commandements de l’Eternel, votre Dieu, que je vous commande” (Deutéronome 4:2; voir aussi Apocalypse 22:18-19).
L’Eternel a une prérogative absolue sur nos vies. À Lui seul appartient le droit suprême, le pouvoir et l’autorité de gouverner chaque aspect de la vie de tous les êtres vivants, tant physiques que spirituels, du début à la fin. Il a ordonné le but de notre existence, à savoir “glorifier Dieu et trouver en Lui notre bonheur éternel”, et a établi les règles qui régissent notre conduite afin d’assurer l’accomplissement de ce but, conformément à sa nature sainte.
Le fondement de notre conduite est déterminé par la sainteté inhérente de Dieu, laquelle est essentielle à notre relation avec Lui. Nous, les humains et les anges, devons nous conformer à la norme de pureté divine afin de maintenir une relation saine et paisible avec Lui. Notre conduite et notre caractère doivent être modelés sur la sainteté de Dieu; nos pensées, actes et paroles doivent être conformes à sa volonté et à sa Parole, sous peine d’encourir culpabilité et condamnation. C’est pourquoi Paul nous exhorte dans Romains 12:2, “Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.”
Paul écrit également dans Éphésiens 4:29, “Qu’aucune parole malsaine ne sorte de votre bouche, mais seulement de bonnes paroles qui, en fonction des besoins, servent à l’édification et transmettent une grâce à ceux qui les entendent.” Le Seigneur Lui-même a donné ce commandement par l’intermédiaire de Moïse: “Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et leur dis: Soyez saints; car Je suis saint, Moi l’Eternel votre Dieu” (Lévitique 19:2).
La sainteté de l’Eternel est le fondement de notre caractère et de notre conduite. Cela définit ce qui doit motiver nos actions – la sainteté de Dieu exige que les intentions de notre cœur soient saintes, sous peine d’encourir la rétribution divine. Car les mauvaises intentions contreviennent à la sainteté de Dieu et ne Lui rendent pas gloire; quoi que nous fassions, nous devons le faire pour la gloire du Seigneur (1 Corinthiens 10:31).
La sainteté de Dieu dicte aussi la nature des pensées qui doivent gouverner notre esprit, le genre de paroles dont nous sommes autorisés à proférer et la manière dont nous devons parler de Dieu et des choses de Dieu. Les mauvaises pensées, les propos irrévérencieux et les obscénités sont condamnables. Le blasphème, la calomnie, les commérages, les insultes, les malédictions, les mensonges, les faux témoignages, le langage grossier, etc., violent le caractère et la nature saints de Dieu et attirent la culpabilité et la condamnation sur celui qui les commet. L’Eternel Lui-même nous avertit dans Matthieu 12:36, “Je vous le dis: au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée.”
Nos actions, pensées et paroles doivent être en harmonie avec la sainteté de Dieu. Car Il est la norme, le modèle auquel nous devons nous mesurer et selon lequel nous serons jugés.
B- De notre accès à la présence de Dieu
Quiconque ne se conforme pas aux normes morales de Dieu se fait ennemi de Dieu. Satan et les autres anges déchus se sont rebellés contre Dieu et ont été chassés du ciel. De même, Adam et Ève furent expulsés du sanctuaire de Dieu, le Jardin d’Éden, à cause de leur désobéissance à Dieu. Ils désobéirent au commandement de Dieu de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, se rendant ainsi, et avec eux toute l’humanité, ennemis de Dieu. De ce fait, ils ne purent plus demeurer dans son sanctuaire. À cause de leur corruption morale, ils furent séparés de Dieu. Car aucune créature impure ne peut demeurer dans la présence de Dieu, le Saint.
La nature pécheresse de l’humanité est diamétralement opposée à la sainteté de Dieu. Ceci constitue donc une barrière qui nous empêche d’accéder à la présence de Dieu et nous prive de communion avec Lui. La sainteté est requise pour la paix et la communion avec Dieu, ainsi que pour vivre dans sa glorieuse présence (voir Hébreux 12:14). Lorsque l’Éternel ordonna à Moïse, dans le désert, de rassembler le peuple d’Israël pour qu’Il puisse leur parler, Il demanda à Moïse de construire une palissade au pied de la montagne. Cette palissade, tout comme le voile qui séparait le Lieu Saint du Lieu Très Saint du sanctuaire, témoignait visiblement de la séparation qui existe entre l’humanité pécheresse et le Dieu trois fois saint. La palissade, tout comme le voile, bloquait l’accès à Dieu.
Il convient toutefois de noter que la palissade et le voile avaient également une fonction protectrice. Car en gardant le peuple loin de la montagne sainte et les prêtres qui officiaient dans le sanctuaire loin du propitiatoire, où la gloire de Dieu s’était établie, le Seigneur, dans sa grâce, les préservait, afin qu’ils ne fussent pas consumés par sa sainteté. Car la destruction attend quiconque entre dans la présence de Dieu avec désinvolture. C’est pourquoi, dans Exode 19:21, “L’Eternel dit à Moïse: Descends, fais au peuple la défense expresse de se précipiter vers l’Eternel, pour regarder, de peur qu’un grand nombre d’entre eux ne périssent.”
L’irrévérence envers la sainteté de Dieu et l’accès sans médiation dans sa glorieuse présence sont mortels. Ayant perdu notre pureté morale, nous ne pouvons plus entrer dans la présence de Dieu sans médiation. Notre accès dans sa glorieuse présence nécessite son invitation et est soumis à ses conditions. En d’autres termes, à moins que le Seigneur ne nous en donne la permission, nous ne pouvons nous approcher de Lui ni demeurer dans sa présence. Et même lorsqu’Il nous accorde sa permission, nous devons obéir à ses conditions, de peur de violer sa sainteté et d’être foudroyés (voir Lévitique 10:1-2; 2 Samuel 6:6-7 et 1 Chroniques 13:9-10). Par exemple, au Sinaï, le peuple d’Israël reçut l’ordre de l’Éternel de se tenir à l’écart de la montagne, de peur d’être frappé de mort; mais “l’Eternel appela Moïse au sommet de la montagne; et Moïse monta” (Exode 19:20). Et bien que la Bible ne le dise pas explicitement, Moïse s’était certainement sanctifié, comme le peuple, avant de monter à la rencontre du Seigneur sur la montagne (voir Exode 19:15).
Nous ne pouvons entrer dans la sainte présence de l’Eternel que sur son invitation et selon ses conditions. Au Sinaï, ne serait-ce que pour contempler de loin la gloire de l’Éternel – puisqu’il leur était interdit de monter sur la montagne – le peuple dut se purifier. L’Éternel commanda à Moïse: “Va vers le peuple; sanctifie-les aujourd’hui et demain, et qu’ils lavent leurs vêtements” (Exode 19:10). Et: “Que les sacrificateurs, qui s’approchent de l’Eternel, se sanctifient aussi, de peur que l’Eternel ne les frappe de mort”(Exode 19:22).
Nul ne peut s’approcher de l’Eternel sans son invitation ni en dehors de ses conditions. Sous l’Ancienne Alliance, seuls les prêtres et les Lévites chargés du ministère étaient autorisés à entrer dans la maison de Dieu (voir 2 Chroniques 23:6). Ils furent choisis par le Seigneur pour Le servir. Avant de commencer leur service, ils devaient observer les rites de purification (voir Nombres 8:5-13, Exode 29 et Lévitique 8) et se sanctifier chaque fois que venait leur tour de servir le Seigneur, afin de ne pas profaner son sanctuaire et ses offrandes et d’encourir la culpabilité (voir Lévitique 10:1). De plus, aucun homme de la descendance d’Aaron le prêtre, qui avait un défaut corporel, n’était autorisé à servir à l’autel ou à entrer dans le sanctuaire (voir Lévitique 21:17-23).
Par ailleurs, seul le grand prêtre reçut la permission divine d’entrer dans le Lieu Très Saint, la pièce intérieure derrière le voile, où était conservée l’arche de l’Eternel. Toutefois, son accès y était limité et réglementé. Il n’était autorisé à y entrer qu’une fois par an, le jour des Expiations, après s’être purifié complètement, prenant avec lui de l’encens et le sang du sacrifice expiatoire, de peur d’encourir la mort (voir Lévitique 16:12-14).
En outre, les prêtres devaient porter des vêtements saints chaque fois qu’ils entraient dans la tente de la rencontre ou officiaient à l’autel. Ces vêtements sacrés étaient spécialement conçus pour le grand prêtre et les prêtres, conformément aux instructions de Dieu, pour la beauté et la gloire. (voir Exode 28:2-43).
La nomination des prêtres par Dieu, leur consécration, leurs vêtements sacrés, ainsi que l’encens et le sang du sacrifice expiatoire leur offraient une protection temporaire contre la sainteté absolue du Seigneur lorsqu’ils Le servaient ou entraient dans sa présence. L’absence de nomination divine excluait toute personne de l’exercice des fonctions sacerdotales, et quiconque ignorait cette règle était coupable d’intrusion dans la présence de Dieu et de sacrilège contre sa sainteté (voir 1 Samuel 13:8-14 et 2 Chroniques 26:16-21). De plus, les prêtres risquaient la mort s’ils ne se sanctifiaient pas (voir Lévitique 10:1-3), ou s’ils ne revêtaient pas leurs vêtements sacrés comme le Seigneur le leur avait ordonné (voir Exode 28:35, 43 et Lévitique 16:2-4; 12-14).
La nomination souveraine par Dieu des prêtres chargés du ministère et sa réglementation discrétionnaire de l’accès dans sa présence, qui s’appliquaient à son sanctuaire terrestre, constituent également le fondement de l’accès à son sanctuaire céleste. Car pour faire partie du sacerdoce royal de Dieu, nous devons être parmi ses élus – ceux que Dieu a choisis dans l’éternité passée pour leur accorder son amour inconditionnel et sa grâce salvatrice (voir 1 Pierre 2:9 et Apocalypse 1:3-4). De même que l’accès au sanctuaire terrestre, qui n’était qu’une copie du véritable sanctuaire, était sujet au choix discrétionnaire de Dieu – car seuls les prêtres pouvaient y officier – notre accès dans la demeure sainte et éternelle de Dieu est sujet à l’élection souveraine et inconditionnelle de Dieu (voir Actes 13:48). Car nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu sans avoir reçu d’invitation du Roi Lui-même. Seuls ceux que le Seigneur a choisis peuvent entrer dans sa présence. Il accorde gracieusement l’accès à sa présence à ceux qu’Il a souverainement élus pour le salut avant le commencement des temps.
De plus, nous devons subir une purification spirituelle et revêtir des vêtements purs, faute de quoi l’accès au Royaume de Dieu nous sera refusé (voir La Parabole du Festin des Noces, Matthieu 22:8-13). Car nul ne peut entrer dans la sainte présence de Dieu ni exercer la fonction de prêtre s’il est impur. Aaron et ses fils durent se laver et revêtir leurs vêtements saints avant d’entrer dans le sanctuaire. De même, tous ceux qui entrent dans le sanctuaire céleste de Dieu doivent être spirituellement purifiés et revêtus d’un vêtement saint. Pour entrer dans le Royaume de Dieu, nous devons être purifiés par le sang de “l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde” (Jean 1:29), avoir le cœur circoncis par l’Esprit de Dieu et notre nudité revêtue de la justice du Seigneur Christ – le seul vêtement pur, efficace et éternel qui puisse couvrir la nudité de tout homme pécheur et lui assurer libre accès dans la demeure sainte et éternelle de Dieu.
La désignation souveraine d’Aaron et de ses fils comme prêtres terrestres par Dieu reflétait son élection souveraine des héritiers de son Royaume éternel. Le fait que Dieu ait pourvu à une protection physique et temporaire pour Aaron et ses fils, afin de les préserver lorsqu’ils entraient dans le sanctuaire et servaient dans sa présence, préfigurait la protection spirituelle et éternelle qu’Il offrirait à son sacerdoce royal, à ceux qui serviront dans le sanctuaire céleste pour l’éternité. Car les vêtements sacrés des prêtres, ainsi que le taureau expiatoire, le bélier de l’holocauste et le bélier de consécration offerts en sacrifice pour eux(voir Lévitique 8), n’étaient qu’une copie de la chose originale – la couverture spirituelle parfaite, efficace et permanente que le Seigneur Lui-même fournirait gracieusement à ses élus pour leur assurer un accès illimité dans sa glorieuse présence. De plus, l’exigence faite à Aaron et à ses fils de se laver dans le cadre de leur consécration (voir Lévitique 8:6) soulignait symboliquement la nécessité d’une purification intérieure (purification spirituelle) pour tous ceux qui s’approcheraient de Dieu.
Ainsi, la sainteté de Dieu définit non seulement les principes de la conduite des anges et des hommes, mais cela régit aussi notre accès dans la présence de Dieu et notre restauration dans la paix et la communion avec Lui. Puisque nous avons perdu notre pureté morale, nous ne pouvons entrer dans la présence de Dieu ni jouir de la communion avec Lui sans être restaurés au préalable dans un état de sainteté. Cette restauration est humainement impossible, mais Dieu l’accomplit gracieusement à travers son élection souveraine et son œuvre de rédemption, justification, sanctification et glorification. Il nous libère de la pénalité, du pouvoir et de la présence du péché, nous rendant ainsi purs et aptes à nous approcher de sa sainteté absolue et infinie – une sainteté qui se manifeste dans toutes ses œuvres et paroles.
L’Eternel est saint par essence, et sa sainteté se manifeste dans sa Loi et ses commandements, ses jugements et toutes ses œuvres. Concernant la Loi de l’Eternel, le psalmiste écrit dans Psaumes 19:7-9, “La Loi de l’Eternel est parfaite, restaurant l’âme; le témoignage de l’Eternel est assuré, donnant la sagesse au simple. Les commandements de l’Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur; le commandement de l’Eternel est pur, et fait que les yeux voient. La crainte de l’Eternel est pure, permanente à perpétuité; les jugements de l’Eternel ne sont que vérité, et ils se trouvent pareillement justes.” Paul écrit dans Romains 7:12, “Ainsi donc, la loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.”
Le Seigneur nous a donné sa sainte Loi pour gouverner nos voies et nos actions, lesquelles doivent être calquées sur les voies et les actions saintes de Dieu. La sainteté de Dieu a été démontrée dès le commencement à travers son œuvre de création. Genèse 1:31 nous dit qu’à l’achèvement de son œuvre de création, “Dieu vit tout ce qu’Il avait fait et voici, cela était très bon.” Le prédicateur écrit dans Ecclésiaste 7:29, “Seulement, voici ce que j’ai trouvé, c’est que Dieu a fait les hommes droits; mais ils ont cherché beaucoup de détours.”
La sainteté de Dieu a été également démontrée à travers ses œuvres rédemptrices. Sa puissante délivrance d’Israël d’Égypte, par exemple, atteste sa merveilleuse sainteté et sa grandeur suprême. Témoin direct de la délivrance d’Israël par Dieu de l’esclavage en Égypte, Moïse, dans son chant prophétique et poétique, témoigne de la majesté extraordinaire et de la grandeur sans pareille de l’Eternel en ces temes: “Que mes instructions se déversent comme la pluie, que ma parole tombe comme la rosée, comme des ondées sur la verdure, comme des gouttes d’eau sur l’herbe!” Oui, je proclamerai le nom de l’Eternel. Rendez gloire à notre Dieu! Il est le Rocher. Ce qu’Il accomplit est parfait, car toutes ses voies sont justes. C’est un Dieu fidèle et dépourvu d’injustice, Il est juste et droit” (Deutéronome 32:2-4).
En tant que Dieu Saint, l’Eternel n’est jamais l’auteur du mal; Il est parfait dans toutes ses voies et dans tous ses actes. Le Seigneur peut tout faire, sauf le mal, car cela est contraire à sa nature sainte. Bien qu’Il ait ordonné le mal, bien qu’Il permette que cela se produise pour son propre dessein bienveillant, Il ne conçoit jamais le mal et ne le tolère point. En résumé, le Seigneur n’a ni la volonté ni la capacité de faire le mal, et rien ne peut Le pousser à faire ce qui est mauvais. Par exemple, lors de son incarnation, bien qu’Il fût tenté à maintes reprises par le diable, Il ne pécha point (voir Matthieu 4:1-11); le Seigneur ne succomba pas aux tentations du Malin. Car bien qu’Il fût pleinement homme, Il était aussi, et demeure à jamais, pleinement Dieu – infiniment et absolument saint. C’est pourquoi Il ne pouvait pécher. À l’inverse, Adam a désobéi à Dieu lorsqu’il a été tenté par le diable, bien qu’il fût saint à sa création.
La sainteté de l’Eternel se manifeste également dans ses jugements. Il est fidèlement attaché à la droiture et à la justice parfaite. L’Éternel a des yeux “trop purs pour voir le mal, et [Il ne peut] pas regarder l’iniquité”(Habacuc 1:13). Il n’approuve pas le mal et ne fait pas preuve de partialité, mais rend des jugements justes contre ses adversaires et tous les ennemis de la justice. Le Seigneur exécute des actes de jugement justes contre ceux qui méprisent sa sainteté, injurient sa vérité et désobéissent à ses commandements. Par ces actes, Il manifeste sa sainteté et est exalté. Dans Ésaïe 5:16, le prophète souligne l’exaltation de Dieu par le jugement lorsqu’Il manifeste sa sainteté par des actes de jugement justes contre ceux qui Le déshonorent. À la lumière du jugement que le Seigneur menaçait d’infliger au peuple de Juda à cause de leur infidélité et de leur rébellion, Ésaïe déclare à son auditoire: “L’être humain devra s’incliner, l’homme sera abaissé, tout comme les regards des hautains. L’Eternel des armées sera élevé par le jugement, et le Dieu saint sera sanctifié par la justice” (Ésaïe 5:15-16).
Tout au long de l’histoire de l’humanité, le Seigneur a démontré sa sainteté par des actes de jugement contre l’humanité pécheresse. Quand Adam et Ève ont mangé le fruit défendu, la subsistance de l’homme fut soumise à un labeur douloureux et à la frustration, car l’Eternel maudit la terre. De plus, l’Eternel multiplia les peines de la femme lors de l’enfantement, l’a soumis, elle et l’homme, à la mort et les expulsa tous les deux de son sanctuaire(voir Genèse 3:16-19). Quand Caïn a assassiné son frère Abel, le Seigneur a maudit Caïn et l’a chassé de sa présence (voir Genèse 4:11-16). L’Eternel a noyé le monde antique (voir Genèse 7:11-12, 19-23), à l’exception de huit personnes, car “L'Eternel vit que les hommes commettaient beaucoup de mal sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient constamment et uniquement vers le mal”(Genèse 6:5). À cause de leur méchanceté, “l’Eternel fit pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome et sur Gomorrhe. Cela venait du ciel, de la part de l’Eternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine, tous les habitants des villes et les plantes du sol”(Genèse 19:24-25).
Pour démontrer sa sainteté, le Seigneur a aussi envoyé de grands fléaux contre l’Égypte et a détruit les Égyptiens qui opprimaient Israël. Puis, à cause de l’infidélité et de la désobéissance des enfants d’Israël, le Seigneur les a punis à plusieurs reprises tout au long de leur histoire, se servant des nations comme instruments de correction. Puis, à leur tour, les nations furent punies parce qu’elles avaient aggravé le désastre contre Israël et traité le nom de Dieu avec mépris (voir Zacharie 1:14-15, 18-20). Par la mort de Balthazar, roi de Babylone (voir Daniel 5), et celle de Nadab et Abihu, les deux fils d’Aaron qui offrirent un feu étranger à l’Éternel (voir Lévitique 10:1-3), l’Eternel a également démontré sa sainteté.
L’Ancien Testament est imprégné de la manifestation de la sainteté de Dieu dans le jugement. Dans le Nouveau Testament, on trouve, entre autres, la mort du roi Hérode, qui manqua de glorifier Dieu (voir Actes 12:20-23), et celle d’Ananias et de sa femme Saphira, qui mentirent au Saint-Esprit (voir Actes 5:1-10). Cependant, la plus grande manifestation de la sainteté de Dieu dans le jugement fut la crucifixion du Fils unique de Dieu pour la rédemption de ses élus.
La sainteté de l’Eternel sera également démontrée à la fin des temps, lorsqu’Il anéantira toute domination, toute puissance et toute autorité, visibles et invisibles. Parlant de la venue de l’Eternel à cette fin, le prophète Ésaïe souligne sa sainteté dévorante et sa colère ardente en ces termes: “l’Eternel viendra avec le feu, et ses chariots seront comme la tempête, afin qu’Il tourne sa colère en fureur, et sa menace en flamme de feu” (Ésaïe 66:15).
La manifestation de la sainteté de Dieu, non seulement, communique objectivement la vérité sur sa nature, son caractère et ses œuvres, mais affirme également son exigence de sainteté pour tous les êtres humains. Car nous devons tous nous conformer à la norme éthique de Dieu, en marchant selon sa volonté, d’une manière qui Lui soit pleinement agréable, poursuivant ce qui est bien, juste et pur, afin de pouvoir jouir de sa pleine protection, de sa bénédiction, de sa paix, de la vie et de la communion avec Lui (voir Ézéchiel 18:23; Ézéchiel 33:11).
Nous vivons dans un monde où nombreux sont ceux qui ont une idée très fausse de Dieu, s’ils ne nient pas complètement son existence. Ils n’ont aucune révérence pour Dieu et parlent de Lui comme s’Il était un homme; ils traitent Dieu et les choses de Dieu avec mépris ou indifférence; ils utilisent son nom pour proférer des injures, des mensonges et des propos obscènes; ils insultent sa Parole, ignorent délibérément sa volonté, refusent de croire à sa promesse de juger le monde, etc.; beaucoup pervertissent la Parole de Dieu pour satisfaire leur desires malsains – ils n’ont aucune crainte de Dieu.
Le manque de révérence envers Dieu – qui est la souche de toute iniquité – est le péché le plus destructeur, car c’est un outrage direct à Dieu, une violation de sa sainteté. Nous devons revêtir nos cœurs d’humilité et de révérence devant notre Dieu, et Le servir avec crainte et tremblement. L’Esprit de l’Eternel a inspiré le psalmiste à écrire cette injonction universelle: “Que toute la terre craigne l’Eternel; que tous les habitants du monde Le redoutent! Car, Lui, Il a parlé, et la chose a été; Il a commandé, et elle s’est tenue là” (Psaumes 33:8-9).
Le Seigneur est digne de tout honneur; tous les habitants de la terre doivent Le révérer, car Il est à l’origine de notre existence et assure notre pérennité par sa Parole.
La révérence envers l’Eternel se manifeste par notre dévotion absolue à L’aimer, L’adorer et Le servir. Il nous est commandé d’aimer “le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force”(Marc 12:30); de L’adorer “en esprit et en vérité” (Jean 4:24). Autrement dit, nous devons adorer le Seigneur selon sa Parole, avec un cœur sincère, stimulé par un amour authentique et la gratitude envers Lui.
La sainteté de l’Eternel doit guider nos cœurs quand nous L’adorons. En d’autres termes, nous devons toujours garder à l’esprit la sainteté de notre Dieu, de peur de réduire son culte à un simple exercice religieux. À la lumière des terribles jugements que Dieu a infligés à ceux qui, par le passé, ont méprisé sa sainteté et refusé d’écouter sa Parole, l’auteur de l’Épître aux Hébreux nous exhorte à “rendre à Dieu un culte qui Lui soit agréable, avec respect et avec piété. Car notre Dieu est un feu qui consume” (Hébreux 12:28-29). Le psalmiste nous commande, dans Psaumes 96:7-9, “ Familles des peuples, rendez à l’Eternel, rendez à l’Eternel gloire et honneur! Rendez à l’Eternel la gloire due à son nom, apportez-Lui des offrandes et entrez dans ses parvis! Adorez l’Eternel en sainte magnificence; tremblez devant Lui, toute la terre.”
La sainteté redoutable de l’Eternel doit être honorée par une humble soumission à sa Seigneurie et par l’obéissance à sa Parole. En d’autres termes, nous devons obéir à Dieu sans aucune réserve et nous comporter avec humilité et crainte devant sa majesté chaque jour de notre vie. “Car la rébellion est comme le péché de divination, et l’obstination comme une idolâtrie et des teraphim” (1 Samuel 15:23).
A- L’incapacité de l’homme à se conformer aux normes de Dieu
L’Eternel exige de tous les hommes une pureté absolue, une perfection morale. Nos pensées, actes et paroles doivent s’aligner avec la sainteté de Dieu; nous devons être saints, car l’Eternel notre Dieu est saint (voir Lévitique 19:2; Matthieu 5:48). Malheureusement, cela n’est vrai pour aucun d’entre nous. Depuis la création du monde, nul n’a été capable de vivre conformément à la norme de Dieu en matière de justice. “Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu” (Romains 3:23); et “le salaire du péché, c’est la mort” (Romains 6:23).
Si tel est donc notre état spirituel et le châtiment qui nous est dû, y a-t-il de l’espoir pour nous – puisque nous sommes tous dépourvus de la sainteté requise par Dieu, et notre récompense c’est la mort, c’est-à-dire la séparation éternelle d’avec Dieu et des tourments éternels en enfer? La réponse à cette question est un “Oui” retentissant. Car Dieu Lui-même a pourvu aux moyens de notre restauration à un état de sainteté et a vaincu la mort – le salaire du péché – pour les siens.
B- Restauration à la sainteté par la croix du Christ
La crucifixion de Jésus Christ le Fils de Dieu, tout en étant l’ultime démonstration de la sainteté de Dieu, est aussi la plus grande démonstration de son amour, de sa miséricorde et de sa grâce envers l’humanité pécheresse, et le moyen de notre restauration à un état de sainteté. Car à travers la mort substitutive de son Fils, Dieu accorde gracieusement la sainteté positionnelle aux pécheurs repentants. Autrement dit, Il les sépare du péché et les consacre à Dieu à travers la justice de son Fils qui leur est imputée par le moyen de la foi en Lui. Par conséquent, ils sont considérés comme saints par Dieu dès l’instant où ils se détournent du péché et croient en la Personne et l’œuvre de son Fils Jésus-Christ. Car sur la base de leur foi – laquelle est un don de Dieu – ils reçoivent par grâce la justice du Christ par imputation, ainsi que le pardon de la culpabilité et de la peine du péché, et sont donc transférés du domaine des ténèbres au Royaume de la lumière, le Royaume du Christ (see Colossiens 1:13).
De plus, Dieu confère aux pécheurs repentants (ceux qui croient en Christ) une sainteté pratique; Il leur permet de marcher dans la sainteté. Par la présence de son Saint-Esprit en eux, le Seigneur œuvre puissamment en eux tout au long de leur vie pour les conformer à l’image de son propre Fils, en qui ils ont reçu la justification; Il les purifie progressivement – un processus appelé sanctification, par lequel, grâce à des moyens de grâce tels que la Parole de Dieu, la prière, le baptême, la communion fraternelle et la Sainte Cène, l’Esprit Saint détruit peu à peu le péché dans le cœur de ceux qui croient en Christ et leur permet de devenir de plus en plus semblables au Christ.
Sur la croix du Calvaire, Dieu a écrasé son Fils unique pour nos péchés et L’a ressuscité le troisième jour pour notre justification. Il a procuré par grâce une justice qui vient de Lui, et cette justice est disponible à quiconque croit en la Personne et l’œuvre de son Fils Jésus-Christ. N’ayant donc point de justice propre, nous sommes “gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est Lui que Dieu a destiné à être, par son sang pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’Il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience; Il montre ainsi sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus”(Romains 3:24-26).
Ainsi, le plus grand acte de jugement de Dieu est aussi son plus grand don, le don du salut, par lequel Il justifie gracieusement ceux qui reconnaissent leur péché et s’humilient devant Lui en se tournant vers son Fils Jésus-Christ dans la repentance et la foi. Car, ayant fait retomber toutes leurs iniquités sur son Fils sans péché, Il leur impute alors la justice de son Fils par grâce, par le moyen de la foi, et ils sont justifiés à ses yeux, libérés de la culpabilité et de la pénalité du péché.
Comme Paul l’écrit dans Romains 8:1, “Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.” Car sur la croix, le Christ a enduré la colère de Dieu pour eux et expié leur outrage à la sainteté de Dieu, afin que, par le moyen de la foi en Christ, ils soient justifiés devant Dieu par la justice du Christ qui leur est imputée, restaurés dans la sainteté et délivrés de la colère à venir. Car en Christ, il y a restauration à la sainteté, paix avec Dieu et vie pour tous ceux qui croient.
C- La colère divine contre les orgueilleux
Si la mort du Christ, d’un autre côté, scelle l’espérance de ceux qui croient en Lui en les rendant participants de sa justice, de l’autre côté, elle témoigne de la sainteté dévorante de Dieu – laquelle consumera les pharisiens et les impies, ceux qui n’obéissent pas à la Vérité mais à l’injustice. Car Dieu a fixé un jour de jugement, un jour de destruction inévitable, pour tous ceux qui méprisent la sainteté de Dieu, blasphèment son Esprit Saint, foulent aux pieds son Fils et profanent son sang.
L’Eternel a fixé un jour où Il punira tous ses ennemis, tous ceux qui s’élèvent contre Lui. “L’orgueil de l’homme devra s’incliner, sa grandeur sera abaissée: l’Eternel seul sera élevé, ce jour-là. Tous les faux dieux disparaîtront. On entrera dans les grottes des rochers et on s’enfoncera dans la poussière pour échapper à la terreur que provoquera l’Eternel et à la splendeur de sa majesté, quand Il se lèvera pour terrifier la terre. Ce jour-là, les hommes jetteront aux taupes et aux chauves-souris
leurs faux dieux en argent et en or, qu’ils s’étaient fabriqués pour les adorer. Ils se glisseront dans les fentes des falaises et dans les creux des rochers pour échapper à la terreur de l’Eternel et à la splendeur de sa majesté, quand Il se lèvera pour terrifier la terre”(Ésaïe 2:17-21).
Pour cette raison, chaque personne doit veiller à sa conduite. Car l’Eternel, le Saint, exécutera des actes de jugement terribles contre tous ses ennemis, contre tous ceux qui méprisent sa sainteté, contre ceux qui rejettent son Fils Jésus-Christ et l’Évangile de sa grâce. Il les précipitera en enfer où ils endureront le feu de sa colère pour l’éternité.
À la lumière de la fin douloureuse de ceux qui, par le passé, ont rejeté la Parole de Dieu proclamée par Moïse, l’auteur de l’épître aux Hébreux met en garde ceux qui rejettent le Fils de Dieu, le Médiateur de la Nouvelle Alliance, l’Espérance de la gloire, Celui par qui Dieu nous a parlé en ces derniers jours, “a établi Héritier de toutes choses, par Lequel Il a aussi créé le monde” (Hébreux 1:2). Il écrit: “Gardez-vous de refuser d’entendre Celui qui parle; car si ceux qui refusèrent d’entendre celui qui publiait des oracles sur la terre n’ont pas échappé, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de Celui qui parle du haut des cieux, Lui, dont la voix ébranla alors la terre, et qui maintenant a fait cette promesse: Une fois encore J’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel”(Hébreux 12:25-26).
Il n’y a donc aucun espoir pour ceux qui rejettent la Personne et l’œuvre du Christ mais la mort et les tourments éternels de l’enfer de feu. Car c’est seulement en Christ que l’on peut obtenir la sainteté requise par Dieu et participer à l’héritage glorieux des saints. Seul le Seigneur Christ peut procurer de la sainteté à nos âmes – par l’imputation de sa justice à nous(voir Esaïe 61:10; 2 Corinthiens 5:21; Philippiens 3:9) et “par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit”(Tite 3:5; voir aussi Colossiens 2:11). Il impute sa justice à ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle (manque de pureté morale) et leur incapacité à se conformer à la norme de Dieu, et qui s’en remettent à sa grâce; Il sauve les impurs du cloaque de leur iniquité et les sanctifie par son Saint-Esprit glorieux; Il revêt de son vêtement saint ceux qui sont dépourvus de vêtements purs et leur accorde le libre accès à la présence glorieuse de Dieu.
Rejeter le Seigneur Christ, c’est donc renoncer au seul moyen de restauration à la sainteté, la paix avec Dieu et la vie éternelle dans sa demeure sainte(voir Colossiens 1:19-20). Car rien ne peut laver nos impuretés si ce n’est le sang de sa croix; rien ne peut nous rendre agréables à Dieu si ce n’est le vêtement saint de son Fils, c’est-à-dire la justice qui vient du Christ et qui est reçue par le moyen de la foi (voir Matthieu 22:1-13); nul autre que l’Esprit du Christ ne peut nous redonner la santé spirituelle – par la circoncision de nos cœurs, notre sanctification progressive et notre glorification future. Il est donc impossible d’obtenir la sainteté requise par Dieu si ce n’est par la Personne et l’œuvre de son Fils Jésus-Christ. Et sans la sainteté, nul n’entrera dans le Royaume de Dieu.
Celui qui rejette le Christ méprise le Père qui L’a envoyé pour nous sauver et dédaigne le Fils qui a accompli pour nous toutes les exigences de la Loi et qui est mort comme notre substitut pour expier nos péchés; il outrage aussi le Saint-Esprit de grâce qui a témoigné du Fils par des signes et prodiges. Il n’y a pas plus grande offense envers Dieu que celle-ci – le rejet de son Fils! C’est pourquoi il n’y a aucun espoir pour une telle personne mais le tourment éternel en enfer, sous la colère ardente du Dieu Saint. Dans Job 9:5-6, nous lisons: “C’est à Lui qu’appartiennent la sagesse et la toute-puissance. Qui Lui a déjà résisté sans subir de dommage?” C’est Lui qui déplace les montagnes à l’improviste, qui les bouleverse dans sa colère. Il fait trembler la terre sur elle-même, et ses piliers sont ébranlés.” Job 26:11, “Les piliers du ciel sont ébranlés, ils sont effarés quand [l’Eternel] menace.”
D- Marcher dans la sainteté par la puissance de Dieu
L’espérance est pour tout pécheur repentant, la délivrance de la condamnation pour quiconque se détourne du péché et se tourne vers le Christ dans la repentance et la foi. Cependant, en tant que ceux qui croient en Christ, nous ne devons pas abuser de notre liberté en Lui. L’Apôtre Pierre nous exhorte dans 1 Pierre 2:16 à nous comporter “en hommes libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté mais en agissant au contraire comme des serviteurs de Dieu.” L’Apôtre Paul écrit dans Galates 5:13, “Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre.” Car nous qui sommes affranchis du péché sommes devenus esclaves du Christ, esclaves de la justice. Par conséquent, nous devons obéir à la volonté de Dieu et rechercher sa gloire; nous devons chercher à nous conformer à l’image du Christ notre Dieu, qui est la norme selon laquelle nous devons nous mesurer. Nous devons nous efforcer de devenir comme le Christ, car telle est sa volonté bienveillante pour ses enfants (1 Thessaloniciens 4:3). Comme l’écrit l’Apôtre Jean dans 1 Jean 3:3, “Quiconque a cette espérance en Lui se purifie, comme Lui-même est pur.”
Par conséquent, gardons toujours à l’esprit la sainteté de notre grand Dieu et menons une vie qui Lui soit pleinement agréable, à l’exemple de son Fils Jésus-Christ. Car Celui qui nous a appelés est saint. Et Il nous a sauvés, non pour que nous continuions à vivre dans le péché, mais pour que nous vivions dans la justice. Nous devons rechercher la pureté, mener une vie sainte. Car, comme l’écrit Paul dans 1 Thessaloniciens 4:7, “Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais dans la sainteté.” L’auteur de l’épître aux Hébreux nous exhorte à une vie sainte, disant: “Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur” (Hébreux 12:14).
Pierre écrit dans 1 Pierre 1:14-19, “Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais comme Celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite; parce qu’il est écrit: soyez saints, car Je suis saint. Et si vous invoquez comme Père Celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour ici-bas, sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache.”
Marcher dans la sainteté est une caractéristique qui définit les véritables enfants de Dieu. Car par son Esprit Saint, le Seigneur Lui-même transforme progressivement ceux qui sont unis à Lui et les façonne à sa propre image. Le concept de “chrétien charnel” n’est donc pas biblique. Prétendre connaître le Seigneur Christ tout en vivant constamment selon la chair, c’est se tromper soi-même. “Quiconque pratique le péché transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n’y a point en Lui de péché. Quiconque demeure en Lui ne pratique pas le péché; quiconque pratique le péché ne L’a pas vu, et ne L’a pas connu” (1 Jean 3:4-6). Car la vie du véritable chrétien est marquée par une sainteté pratique, produite par l’œuvre surnaturelle de l’Esprit du Christ (see Galates 5:22-23).
L’union avec le Christ, le Saint, s’atteste par une vie juste; cela produit toujours l’obéissance à la volonté de Dieu et la soumission à la Seigneurie de son Fils Jésus-Christ, “car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir” (Philippiens 2:13). Quiconque est uni au Christ porte des fruits dignes de la repentance (cf. Actes 26:19-20); il mène une vie qui témoigne de la transformation de son cœur par l’Esprit Saint et de sa liberté en Christ – la délivrance du pouvoir du péché et de sa pénalité, la liberté d’accomplir la volonté de Dieu. Et cela n’est pas le résultat de leur propre exertion, mais de Dieu.
C’est Dieu qui rend ceux qui croient en Christ participants de la justice de son Fils. Grâce à cette justice, ils deviennent héritiers du Royaume de Dieu, et par son Esprit ils sont progressivement sanctifiés et seront restaurés dans la sainteté complète, parfaite et éternelle lors de la rédemption de leurs corps. Car lorsque le Seigneur Christ “paraîtra, nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu’Il est” (1 Jean 3:2). “En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité” (1 Corinthiens 15:53), par l’œuvre de Celui “qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir” (1 Timothée 6:16). Nous serons pleinement rétablis dans la santé par la sainteté infinie, absolue et transcendante de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.
La sainteté dévorante, redoutable, purificatrice et pénétrante de l’Eternel est un parfum de joie, d’espérance et de réconfort éternel pour ceux qui sont unis à Lui par le moyen de la foi; car par sa puissante oeuvre, ils seront libérés de toutes impuretés et recouvreront leur propre sainteté et la douce communion avec le Dieu trinitaire et trois fois saint; ils paraîtront “devant Lui saints, irrépréhensibles et sans reproche”(Colossiens 1:22); “Ils verront son visage et son nom sera sur leur front”(Apocalypse 22:4).